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AMOUR et PAIX dans tous les coeurs

mercredi 27 février 2013

Le chemin de vie


Voici en partage, un extrait d'un texte de Michel Odoul tirè de son ouvrage "dis moi où tu as mal , et je te dirai pourquoi".

Le chemin de vie est comme un fil conducteur que tout être humain suit au cours de son existence. Nous pouvons le comparer au scénario d'un film ou au livre de route. Nous avançons sur ce chemin en utilisant un véhicule particulier qui est notre corps physique.
Les orientaux nous proposent une image fort intéressante pour ce véhicule et ce chemin de vie. Nous sommes, disent-ils comme une charrette, une calèche qui représente notre corps physique  et qui circule sur un chemin qui symbolise la vie ou , le chemin de vie.

Voyons jusqu'où nous pouvons pousser cette image.

Le chemin sur lequel circule la calèche est un chemin de terre. Comme tous les chemins de terre, il comporte des "nids de poule", des trous, des bosses, des cailloux, des ornières, et des fossés de chaque côté. Les trous, les bosses, et les cailloux sont les difficultés, les heurts de la vie. Les ornières sont les schémas déjà existants que nous reprenons des autres et que nous reproduisons. Les fossés plus ou moins profonds représentent les règles, les limites à ne pas franchir sous peine d'accident.

Ce chemin comporte parfois des virages, qui empêchent la visibilité ou traverse parfois des zones de brume ou des orages. Ce sont toutes ces phases de notre vie où nous sommes "dans le brouillard", où nous avons de la difficulté à voir clair, à anticiper, car nous ne pouvons "voir devant". Cette calèche est tirée par deux chevaux, un blanc (yang) qui est à gauche et un noir (yin) qui est à droite.
Ces chevaux symbolisent les émotions, ce qui nous montre à quel point  ce sont elles qui nous tirent, ou nous mènent dans la vie. Cette calèche est conduite par un cocher qui représente notre mental, non-conscient. Elle possède quatre roues, deux devant (les bras), qui impliquent la direction donnée par le cocher aux chevaux, et deux derrière (les jambes) qui portent et transportent la charge (d'ailleurs toujours plus grosse que celles de l'avant). A l'intérieur de la calèche il y a un passager que l'on ne voit pas.

Il s'agit du Maître ou Guide Intérieur de chacun de nous, de notre non-conscient, de notre conscience holographique. Les chrétiens l'appelle "l'Ange gardien". Notre calèche personnelle avance donc sur le chemin de la vie, dirigée en apparence par le cocher. En apparence, car si c'est bien lui qui la conduit, c'est en fait le passager qui a donné la destination. Le cocher, qui est notre mental, conduit donc la calèche. De la qualité de sa vigilance, de sa conduite (ferme mais en douceur) va dépendre la qualité et le confort du voyage (existence). S'il brutalise les chevaux (émotions) et les brimes, ceux-ci vont s'énerver ou s'emballer à un moment donné et risquer de conduire la calèche à l'accident, de la même manière que nos émotions nous conduisent parfois à des actes déraisonnables voire dangereux.
Si le conducteur est trop relâché, s'il manque de vigilance, l'attelage va passer dans les ornières (reproduction des schémas parentaux par exemple), et nous suivrons alors les traces faites par d'autres, en courant le risque d'aller au fossé comme eux s'il l'ont fait. De la même façon, s'il n'est pas vigilant, le cocher ne saura pas non plus éviter les trous, les bosses (coups, erreurs de vie) et le voyage sera très inconfortable pour la calèche, le cocher et le maître ou guide intérieur. S'il s'endort ou ne tient pas les rênes, ce sont alors les chevaux (émotions) qui vont diriger la calèche. Si le cheval noir est le plus fort (parce que nous l'avons mieux nourri.....), la calèche va tourner à droite et être guidée par les images émotives maternelles, si c'est le cheval blanc dont nous nous occupons le mieux qui domine, la calèche va tirer à gauche, vers les représentations émotives paternelles.

Lorsque le cocher conduit trop vite, force trop comme nous le faisons parfois, ou si les chevaux s'emballent, c'est le fossé, l'accident qui arrête plus ou moins violemment tout l'attelage et avec plus ou moins de dégâts (accidents, traumatismes). Parfois une roue ou une pièce de la calèche lâche (maladie), soit parce qu'elle était fragile, soit parce que la calèche est passée par trop de bosses et de trous (accumulation de comportements, d'attitudes inadéquates).
Il faut alors réparer et selon la gravité de la panne, nous allons pouvoir le faire nous-même (repos, cicatrisation), devoir faire appel à un dépanneur (médecine douce, naturelle), ou si c'est encore plus grave à un réparateur (médecine moderne).
Mais il sera de toute façon important pour nous de ne pas nous contenter de changer la pièce. Il sera important de réfléchir à la conduite du cocher et à la manière avec laquelle nous allons changer nos comportements, nos attitudes face à la vie, si nous ne voulons pas que "la panne" se reproduise.

Parfois la calèche traverse des zones de faible visibilité, c'est à dire que nous ne voyons pas vraiment où nous allons. Il peut s'agir d'un simple virage. Nous pouvons le voir et nous préparer à son arrivée en anticipant. Nous devons alors ralentir, repérer dans quel sens tourne le chemin et suivre la courbe en tenant bien les chevaux (maîtriser par exemple nos émotions quand nous vivons une phase de changement voulue ou subie). Lorsqu'il s'agit de brume ou d'orage, il nous est alors plus difficile de conduire notre calèche. Nous devons "naviguer à vue" en ralentissant l'allure et en nous fiant aux bords immédiats du chemin. Nous devons dans cette phase faire une confiance totale, pour ne pas dire "aveugle", dans le chemin de la vie (lois naturelles, règles de la tradition, foi, etc...) et le Maître ou Guide intérieur "non conscient" qui a choisi ce chemin.
Ce sont les phases de la vie où nous sommes perdus, "dans le brouillard" et où nous ne savons plus où nous allons. Dans ces moments là, nous ne pouvons plus faire autrement que laisser la vie nous montrer la route.
Parfois enfin nous arrivons dans des carrefours, des bifurcations. Si le chemin n'est pas balisé, nous ne savons pas quelle direction prendre. Le cocher (le mental, l'intellect) peut prendre une direction au hasard. Le risque de se tromper, voire de se perdre est grand.
Plus le cocher est sûr de lui, persuadé de tout savoir et maîtriser, plus il va vouloir et croire savoir quelle direction choisir et plus le risque sera grand.
Nous sommes alors dans le règne de la "technologie rationaliste", où la raison et l'intellect croient pouvoir tout résoudre. S'il est en revanche humble et honnête avec lui-même, il demandera au passager (Maître ou Guide intérieur). 
Celui-ci sait où il va, il connait la destination finale. Il pourra alors l'indiquer au cocher, qui la prendra, à condition que ce dernier ait été capable de l'entendre. En effet la calèche fait parfois beaucoup de bruit en roulant, et il est nécessaire de s'arrêter pour pouvoir dialoguer avec le Maître ou Guide intérieur. Ce sont les pauses, les retraites que nous faisons parfois pour nous retrouver, car il nous arrive de nous perdre.

Voilà donc une image simple, mais qui représente vraiment bien ce qu'est le chemin de vie. Grâce à elle nous pouvons comprendre facilement de quelle façon les choses se passent dans notre vie, et ce qui peut les faire déraper. 

2 commentaires:

  1. Merci Claudine,
    Effectivement chacun de nous peut se retrouver à travers cet extrait de texte de ce livre que je recommande.
    Excellente fin de semaine

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